Joe Biden s’engage à rendre « très, très difficile » toute invasion russe de l’Ukraine | Ukraine

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Joe Biden a déclaré qu’il rendrait « très, très difficile » pour la Russie le lancement d’une invasion de l’Ukraine, qui a averti qu’une attaque à grande échelle pourrait être prévue pour le mois prochain.

Washington et Kiev affirment que Moscou a massé des troupes près des frontières de l’Ukraine et accusent la Russie de planifier une invasion.

Le Kremlin nie les allégations et a déclaré vendredi qu’un appel vidéo aurait lieu la semaine prochaine entre le président Vladimir Poutine et Biden.

Le président américain a déclaré aux journalistes qu’il mettait en place « l’ensemble d’initiatives le plus complet et le plus significatif pour rendre très, très difficile pour M. Poutine d’aller de l’avant et de faire ce que les gens craignent qu’il fasse ».

Moscou a pris la Crimée à l’Ukraine en 2014 et a depuis soutenu les séparatistes combattant Kiev dans l’est du pays. Le conflit a fait plus de 13 000 morts.

« Le moment le plus probable pour se préparer à une escalade sera la fin janvier », a déclaré vendredi le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiy Reznikov, au parlement à Kiev.

Le ministre a déclaré qu’une « période d’entraînement hivernal » avait commencé en Russie et que Moscou avait déjà lancé des exercices près du territoire ukrainien.

Il a estimé que la Russie avait environ 100 000 soldats près de la frontière ukrainienne.

Sur la ligne de front dans l’est de l’Ukraine, les troupes gouvernementales se sont déclarées prêtes à repousser tout assaut russe.

« Notre tâche est simple : ne pas laisser l’ennemi entrer dans notre pays », a déclaré à l’AFP un soldat du nom d’Andriy, 29 ans, en train de fumer dans une tranchée près de la ville de front de Svitlodarsk.

« Tous nos gars sont prêts à les retenir. C’est notre terre, nous la protégerons jusqu’à la fin », a ajouté un autre soldat, Yevgen, 24 ans.

Le conseiller en politique étrangère du Kremlin, Youri Ouchakov, a déclaré aux journalistes qu’une date avait été convenue pour le sommet vidéo Poutine-Biden, mais qu’elle ne serait pas annoncée avant que les derniers détails des pourparlers n’aient également été fixés.

Les États-Unis ont déclaré que l’appel était prévu, mais n’ont confirmé aucune date.

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait parlé à Poutine vendredi matin, Biden a crié « non » en quittant la conférence de presse sur les données sur l’emploi à Washington.

Malgré les contacts accrus entre les deux rivaux depuis que Poutine et Biden se sont rencontrés pour la première fois lors d’un sommet à Genève en juin, les tensions restent vives.

Outre le conflit ukrainien, la Russie et les États-Unis continuent de se disputer sur les cyberattaques et les effectifs de leurs ambassades, après plusieurs vagues d’expulsions diplomatiques.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a déclaré vendredi à l’AFP qu’il rejetait toute tentative visant à l’amener à abandonner son projet d’adhésion à l’OTAN.

Moscou veut voir la fin de l’expansion de l’OTAN vers l’Est, après qu’une grande partie de l’Europe de l’Est ait rejoint l’alliance après l’effondrement de l’Union soviétique.

Accepter d’abandonner son projet de rejoindre l’alliance « n’est pas une option », a déclaré Kuleba en marge d’une réunion de l’OSCE à Stockholm.

« Je rejette cette idée que nous devons garantir quoi que ce soit à la Russie. J’insiste sur le fait que c’est la Russie qui doit garantir qu’elle ne poursuivra son agression contre aucun pays », a-t-il déclaré.

L’OTAN a officiellement ouvert la porte à l’adhésion de l’Ukraine en 2008, bien qu’aucun progrès n’ait été accompli depuis.

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