Quarante-trois pays appellent la Chine à respecter les droits ouïghours

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Quarante-trois pays appellent la Chine à respecter les droits ouïghours


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Nations Unies (États-Unis) (AFP)

« Nous appelons la Chine à autoriser un accès immédiat, significatif et sans entrave au Xinjiang pour les observateurs indépendants, y compris le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et son bureau », ont déclaré les pays dans une déclaration conjointe, lue aux Nations Unies par la France.

« Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang », indique le communiqué, citant des informations « crédibles » qui « indiquent l’existence d’un vaste réseau de camps de » rééducation politique « où plus d’un million de personnes ont été arbitrairement détenues.  »

La déclaration, signée par les États-Unis, les pays européens, les États asiatiques et d’autres, parlait de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants, de stérilisation forcée, de violence sexuelle et sexiste et de séparation forcée des enfants, qui, selon elle, « continuent de viser de manière disproportionnée Ouïghours et membres d’autres minorités. »

L’ambassadeur de Chine auprès des Nations Unies, Zhang Jun, a dénoncé ce qu’il a qualifié de « mensonges » et « un complot visant à nuire à la Chine ». Il est rapidement intervenu pour rejeter les « accusations infondées ».

« Le Xinjiang aime le développement et le peuple s’émancipe chaque jour et est fier des progrès réalisés », a-t-il déclaré, soutenu par Cuba, qui a critiqué toute ingérence dans les affaires intérieures de la Chine.

En 2019 et 2020, une déclaration similaire a été rendue publique de la même manière par la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Après avoir recueilli 23 soutiens il y a deux ans, la déclaration a obtenu le soutien de 39 pays l’année dernière. Ils ont été rejoints cette année par la Turquie, l’Eswatini, le Portugal et la République tchèque, selon des diplomates.

D’autre part, Haïti a abandonné son soutien à la déclaration après que ses relations avec la Chine aient été compliquées par la reconnaissance de Taïwan par Port-au-Prince.

La Suisse a également abandonné sa signature de la déclaration car, selon des sources diplomatiques, elle a récemment accueilli une réunion de haut niveau entre les États-Unis et la Chine et a décidé de donner la priorité à son rôle de facilitateur entre ces deux puissances plutôt que de signer la déclaration annuelle appelant au respect humain. droits au Xinjiang.

Selon des diplomates, la Chine augmente chaque année la pression pour dissuader les membres de l’ONU de signer les déclarations, menaçant de ne pas renouveler une mission de paix dans un pays donné ou empêchant d’autres de construire une nouvelle ambassade en Chine.

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