Les adieux de Merkel gâchés par la crise polonaise au sommet de l’UE

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Les adieux de Merkel gâchés par la crise polonaise au sommet de l'UE


Angela Merkel a endossé son rôle tant vanté de gestionnaire de crise en Europe pour ce qui pourrait être la dernière fois ce soir, alors qu’elle exhortait l’UE à trouver un compromis dans son affrontement avec la Pologne.

Pourquoi est-ce important: La Commission européenne a menacé de retenir plus de 40 milliards de dollars de fonds de relance en cas de pandémie après que le tribunal constitutionnel polonais – empilé de loyalistes du parti populiste de droite au pouvoir – ait rejeté le principe selon lequel le droit de l’UE a la primauté sur le droit national.

Ce qu’ils disent : Le président du Parlement européen, David Sassoli, a accusé la Pologne de saper le « fondement juridique » de l’UE, affirmant que « jamais auparavant l’Union n’avait été remise en cause de manière aussi radicale ».

  • « La Pologne ne se laissera pas intimider », a rétorqué le Premier ministre Mateusz Morawiecki, accusant l’UE de « chantage financier » tout en insistant sur le fait que son pays n’avait pas l’intention de quitter le bloc.
  • Il a reçu le soutien du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui a fait remarquer à son arrivée au sommet des dirigeants à Bruxelles que la Pologne était « le meilleur pays d’Europe » et victime d’une « chasse aux sorcières ».

Dans les coulisses: Les responsables de l’UE n’ont pas pris de notes détaillées sur les discussions sur la Pologne lors du sommet de fin de soirée et ne mentionneront pas la question dans leurs conclusions formelles, car les dirigeants semblent avoir l’intention de maintenir toute confrontation houleuse dans « la famille », selon Politico Europe.

  • Retour en arrière: Lors du dernier sommet en juin, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré à Orbán lors d’un débat rempli de larmes que la Hongrie devrait quitter l’UE à cause de sa loi controversée anti-LGBT.

Et après: Maintenant à son 107e et potentiellement dernier sommet des dirigeants, Merkel cherche à minimiser le drame et le risque de perdre un deuxième État membre de l’UE alors qu’elle quitte la chancellerie après 16 années de crise :

  • « Nous devons trouver des voies et des possibilités de nous réunir à nouveau sur ce point », a-t-elle souligné, mettant en garde contre une ruée vers des sanctions ou des litiges.

Aller plus loin: La confrontation avec la Pologne est le moment de l’UE le 6 janvier, selon un haut responsable

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