La France ferme une maison d’édition musulmane pour promouvoir l’histoire islamique

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France closes down Muslim publishing house for promoting Islamic history


À l’approche des élections, les politiciens français poursuivent leur campagne ciblée contre les organisations musulmanes.

Le ministre français de l’Intérieur de droite, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter qu’il s’opposait à une maison d’édition musulmane pour avoir prétendument vendu des livres faisant la promotion de l’histoire islamique sur des personnalités musulmanes clés qui ont combattu au nom de la foi.

Selon le ministre, la maison d’édition « Nawa Editions » a une ligne éditoriale « anti-universaliste et en contestation directe des valeurs occidentales », ajoutant qu’elle « distribuait plusieurs ouvrages légitimant le jihad ».

L’un de ces travaux comprend un Biographie du commandant militaire musulman du VIIe siècle Khalid ibn al-Walid.

La France n’a pas tardé à célébrer et à défendre les personnalités de l’ère coloniale qui continuent de susciter la controverse sur l’histoire impériale brutale du pays. Cependant, les musulmans pourraient désormais être considérés comme des extrémistes pour avoir publié et célébré des figures et des personnalités importantes pour leur histoire et leur identité.

Dans un déclaration, « Nawa Editions » a condamné la décision « purement politique » de l’Etat. Les maisons d’édition ont exprimé leur inquiétude face à la « dérive du modèle politique français » vers des dissolutions exécutives d’organisations musulmanes sans procédure régulière.

Les dernières actions de la France contre une organisation musulmane font partie d’un schéma qui a vu l’État fermer des organisations caritatives représentant les musulmans.

L’année dernière, la plus grande organisation caritative musulmane du pays, la ville de Baraka, a été fermée, suivie par le groupe de défense des droits anti-islamophobie CCIF, qui était la seule organisation du pays à collecter des données sur la montée de la violence anti-musulmane dans le pays.

À ces deux occasions, la prétendue affiliation du groupe à « l’islamisme » a été citée, un terme vague que le gouvernement français utilise de plus en plus contre les organisations qu’il considère comme dénonçant le racisme et l’islamophobie dirigés par l’État.

Sur sa page Facebook, les livres « Nawa Editions », en français, ressemblent à ce que l’on peut trouver dans n’importe quelle librairie islamique, allant de la façon de remplir les exigences islamiques sur le paiement de la charité, des textes sur la civilisation islamique et l’histoire politique de l’Islam.

Sur son site Internet, la maison d’édition Nawa se décrit comme une organisation qui vise à « promouvoir les sciences humaines et politiques issues de l’héritage islamique » et « contribuer à la revitalisation de ces disciplines en étudiant le monde occidental et les sciences, l’idéologie et les doctrines politiques modernes ». .

Suite à cette décision, les comptes bancaires de la maison d’édition et ceux de ses principaux auteurs – Aissam Ait Yahya et Abu Souleiman Al Kaabi – ont été gelés.

De nombreuses organisations se sont manifestées pour soutenir les actions sans précédent dirigées vers la maison d’édition.

« Après @Barakacity , le CCIF, les mesures arbitraires visant les mosquées, c’est au tour de @Nawa_Editions payer le prix fort de la politique répressive de Gérald Darmanin », a déclaré un Supporter de l’organisme.

Tandis que un autre utilisateur a cité à la fois la pression croissante à laquelle les musulmans sont confrontés dans le pays et l’hypocrisie de l’État français d’une part défendant la liberté d’expression et d’autre part réprimant les musulmans.

« Il est temps que les musulmans arrêtent de se faire piétiner. Nous ne pouvons pas accepter qu’une maison d’édition soit dissoute. C’est une attaque contre les droits fondamentaux de la république, qui est la liberté d’expression. Tout mon soutien aux éditions NAWA. »

Avec les élections présidentielles françaises dans moins de huit mois et le taux de désapprobation de Macron oscillant autour de 60%, la vague de propositions anti-musulmanes est une tentative de prendre les votes de l’extrême droite.

La dirigeante d’extrême droite française Marine Le Pen est en tête des sondages pour les élections présidentielles de 2022 et est connue pour ses positions anti-islam et anti-musulmanes.

Source : TRT Monde



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