Une usine d’électrolyseurs en France, un électrolyseur de 100 MW au Portugal – pv magazine International

0
35
pv magazine - Photovoltaics Markets and Technology


Le groupe belge d’ingénierie mécanique John Cockerill veut implanter sa gigafactory d’électrolyseurs pour la production d’hydrogène vert dans le nord-est de la France. Galp Energia prévoit d’installer un électrolyseur de 100 mégawatts pour alimenter en hydrogène vert sa raffinerie de Sines, au Portugal, d’ici 2025.

Groupe belge d’ingénierie mécanique John Cockerill a déposé les demandes d’autorisation d’implantation de sa gigausine d’électrolyseurs pour la production d’hydrogène vert sur son site d’Aspach-Michelbach, dans le département du Haut-Rhin en Alsace, dans le nord-est de la France. Le plan comprend la transformation du site d’Aspach et la construction de l’usine de production d’hydrogène vert. Les travaux sur le site devraient démarrer dans les prochains mois afin que la production d’électrolyseurs pour produire de l’hydrogène puisse démarrer dès la fin de l’année prochaine. Cette usine serait la troisième giga-usine de production d’électrolyseurs annoncée en France cette année, après celle de Genvia, à Béziers, et celle de McPhy, à Belfort. La capacité de production initiale du projet John Cockerill s’élève à 200 MW d’électrolyseurs par an mais le site devrait augmenter sa capacité de fabrication pour atteindre 1 GW en 2030.

La société énergétique portugaise Galp Énergie, prévoit d’installer un électrolyseur de 100 MW pour alimenter sa raffinerie de Sines en hydrogène vert d’ici 2025, un projet qui pourrait être étendu à 1 000 MW, a déclaré lundi à Reuters le directeur général Andy Brown. L’entreprise prévoit un investissement de 1 milliard d’euros pour la conversion de la raffinerie à l’hydrogène vert. Galp Energia a dit magazine pv que l’investissement inclut la production d’énergie solaire associée à l’électrolyse.

Les gouvernements allemand et australien ont signé un mémorandum d’accord pour établir un « Accord Allemagne-Australie sur l’hydrogène » afin de permettre l’importation en Allemagne d’hydrogène produit de manière durable en quantités pertinentes produites en Australie. « Entre autres choses, nous travaillerons avec des « hubs d’hydrogène » germano-australiens pour faire progresser la production d’hydrogène à l’échelle industrielle en Australie en utilisant la technologie allemande, et explorerons les opportunités de coopération dans le cadre de notre nouvel instrument de financement international H2-Global », Peter Altmaier , ministre fédéral de l’Économie et de la Technologie, a commenté lundi dans un communiqué. L’Australie serait disposée à soutenir cette coopération de son côté avec des ressources financières substantielles. Trois des principales initiatives sont le cofinancement de l’incubateur à hydrogène HyGate, le cofinancement de la production à l’échelle industrielle de H2 en Australie utilisant la technologie allemande (hubs hydrogène), et la coopération sur H2 Commerce. « Notre ambition est de produire l’hydrogène propre le moins cher au monde, ce qui transformera les transports, l’exploitation minière, les ressources et la fabrication au pays et à l’étranger », a déclaré le Premier ministre australien Scott Morrison, dans un communiqué séparé.

Le gouvernement allemand a également annoncé la création de la Fondation H2Global, un groupe de 16 entreprises. BMWi, le ministère dirigé par Altmaier, l’a salué comme « une autre étape importante pour la montée en puissance du marché international de l’hydrogène vert ». Grâce à la Fondation H2Global, l’hydrogène vert ou ses dérivés sont achetés à l’étranger dans le cadre de contrats à long terme et revendus en Allemagne via des enchères annuelles. « Les contrats d’achat à long terme créent ainsi une sécurité de planification et d’investissement pour l’industrie. « Le BMWi soutient l’instrument à hauteur d’environ 900 millions d’euros, afin de compenser temporairement la différence entre le prix d’achat des dérivés de l’hydrogène et le prix de vente en Allemagne, incitant ainsi à la montée en puissance du marché », peut-on lire dans une note. publié lundi, ajoutant que les livraisons des produits d’hydrogène sont attendues à partir de 2024, alors que le processus d’appel d’offres pour les dérivés d’hydrogène vert débutera cette année.

Une nouvelle étude du Initiative européenne de dorsale hydrogène estime à 2 300 TWh la demande d’hydrogène dans l’UE et au Royaume-Uni d’ici 2050, ce qui correspond à 20 à 25 % de la future demande énergétique de l’UE et du Royaume-Uni. « Cela équivaut à environ 45% de la consommation de gaz naturel de l’UE et du Royaume-Uni en 2019 », lit-on dans une note publiée mardi par Gas for Climate. Le groupe de dix sociétés européennes de transport de gaz a écrit que la demande totale d’hydrogène attendue pourrait potentiellement être satisfaite par de l’hydrogène vert produit dans l’UE et au Royaume-Uni, en utilisant de l’électricité renouvelable, mais cela dépendra d’une série de facteurs. « La production de telles quantités d’hydrogène vert au niveau national est soumise à l’acceptation par le public d’une expansion accélérée de la capacité installée d’énergie renouvelable, du financement, de la réglementation et de l’établissement de normes de qualité », indique la note, ajoutant que « les importations d’hydrogène par pipeline peuvent fournir un complément intéressant aux la fourniture. » Selon Hydrogen Backbone, les pipelines sont l’option la plus rentable pour le transport longue distance et à volume élevé, à 0,11-0,21 €/kg par 1 000 km, dépassant le transport par bateau pour toutes les distances raisonnables en Europe et dans les régions voisines.

Jaguar Land Rover développe un prototype de véhicule électrique à pile à combustible à hydrogène (FCEV) basé sur son SUV Defender, les tests devant commencer cette année. « Le concept FCEV fait partie de l’objectif de Jaguar Land Rover d’atteindre zéro émission d’échappement d’ici 2036, et zéro émission nette de carbone dans sa chaîne d’approvisionnement, ses produits et ses opérations d’ici 2039, conformément à la stratégie Reimagine annoncée le mois dernier », lit-on dans une note publiée mardi.

Ce contenu est protégé par le droit d’auteur et ne peut être réutilisé. Si vous souhaitez coopérer avec nous et souhaitez réutiliser certains de nos contenus, veuillez contacter : [email protected]

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here