La France crée une agence pour lutter contre les fake news étrangères visant à porter atteinte à l’État

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La France crée une agence pour lutter contre les fake news étrangères visant à porter atteinte à l'État


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                Le gouvernement français a annoncé son intention de créer une agence de lutte contre la désinformation étrangère et les fake news qui vise à « saper l'État ».  Cette décision intervient alors que la France commence à se préparer pour une élection présidentielle l'année prochaine.
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                                    <p>L'agence française, qui sera dirigée par le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationales (SGDSN), emploiera 60 personnes pour chaluter via le contenu en ligne, a déclaré au Parlement le chef du SGDSN, Stéphane Bouillon.

Bouillon a déclaré à la commission de la défense de l’Assemblée nationale que l’initiative « ne visait pas à corriger ou à établir la vérité » mais à identifier des attaques qui proviennent « d’un pays étranger ou d’une organisation qui vise à déstabiliser politiquement l’État ».

L’agence aiderait « les politiciens, les diplomates, la justice et la presse à se rendre compte que, sur les 400 000 tweets sur telle ou telle actualité, 200 000 proviennent d’une ferme de robots d’une région étrangère ou qu’un débat particulier vient d’un ferme à trolls », a-t-il ajouté.

Lors de la dernière élection présidentielle française en 2017, des groupes liés à la Russie ont été accusés d’un piratage massif contre le parti du président centriste Emmanuel Macron, qui a affronté la nationaliste anti-UE Marine Le Pen au second tour.

Les pirates informatiques russes sont également accusés d’avoir tenté de faire pencher les élections américaines de 2016 en faveur de l’ancien président Donald Trump et de s’ingérer dans le vote britannique sur le Brexit.

Moscou nie avoir piraté ou s’ingérer dans les élections étrangères.

Pas un service de renseignement

Bouillon a insisté sur le fait que la nouvelle agence française, qui sera lancée en septembre, n’agirait pas comme un service de renseignement.

Ses activités seront contrôlées par un comité d’éthique dont les membres seront issus de la magistrature, du corps diplomatique, des médias et de la communauté de la recherche, a-t-il déclaré.

« Notre objectif est de détecter au plus vite quelque chose qui se propage et de signaler l’incendiaire. »

« Une fois que la forêt a brûlé, c’est triste mais c’est trop tard », a déclaré Bouillon.

Il a déclaré que le SGDSN suivrait de près les élections législatives de septembre en Allemagne dans l’espoir d’en tirer les leçons.

La France suivra également de près les réseaux sociaux en décembre lorsque le territoire français du Pacifique de la Nouvelle-Calédonie tiendra son troisième référendum sur l’indépendance, pour déterminer « s’il y a des pays qui ont intérêt à voir le résultat prendre une direction qui n’est pas forcément celle qui Les Néo-Calédoniens eux-mêmes voteraient pour », a-t-il déclaré.

Les voisins en ont déjà un

La France n’est pas le premier pays à créer une agence gouvernementale pour lutter contre la désinformation.

Le Global Engagement Center du Département d’État américain est chargé d’identifier et de contrer la propagande et la désinformation étrangères.

En 2018, le gouvernement britannique a également mis en place une unité de lutte contre la désinformation « par les acteurs étatiques et autres ».

Trois ans plus tôt, l’UE avait créé le groupe de travail East StratCom avec l’intention déclarée de lutter contre les campagnes russes anti-UE.

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