Confus au sujet des maladies chroniques et de l’accès aux vaccins au Québec? Voici les réponses

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 Confus au sujet des maladies chroniques et de l'accès aux vaccins au Québec?  Voici les réponses


MONTRÉAL – Ces quelques jours ont été déroutants pour les Québécois, et particulièrement les Montréalais, qui vivent avec des problèmes de santé chroniques.

Mais après une série de déclarations contradictoires, le ministère de la Santé de la province a précisé vendredi quelle sera la progression.

Le gouvernement a également demandé à ceux qui ne sont pas encore qualifiés d’arrêter d’appeler leurs pharmaciens pour essayer de prendre des rendez-vous – un problème, apparemment, et peut-être sans surprise après tous les rebondissements de cette semaine.

QUELLE EST LA PREMIÈRE ANNONCE?

Mercredi, la province a annoncé qu’à compter du lundi 12 avril, un groupe relativement restreint de personnes à Montréal souffrant de maladies extrêmement graves, qui sont fréquemment traitées à l’hôpital, commenceront à se faire vacciner – à l’hôpital, par leurs médecins traitants.

Voici les Montréalais qui se qualifient lundi:

  • Les personnes qui reçoivent des traitements hospitaliers fréquents pour un cancer

  • Les personnes recevant une dialyse en milieu hospitalier

  • Les personnes avec certaines greffes

  • Toute personne actuellement hospitalisée avec une maladie qui les expose à un risque supplémentaire de COVID-19

  • Toute personne qui a besoin de recevoir sa dose sous la supervision d’un allergologue hospitalier.

Ces patients n’ont pas besoin de prendre de rendez-vous. Leurs médecins traitants organiseront les injections.

La province a précisé vendredi que cela reste le seul groupe de personnes gravement malades à qui on a actuellement donné un délai pour se faire vacciner.

QUELLE ÉTAIT LA CONFUSION?

Cependant, mercredi et jeudi, des informations contradictoires ont été publiées, notamment dans les commentaires du directeur de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, lors d’une conférence de presse jeudi soir.

Premièrement, le gouvernement a publié mercredi et de nouveau jeudi matin une liste plus longue de conditions préexistantes qui qualifieront les gens pour un accès prioritaire aux vaccins, y compris le diabète, l’hypertension, l’anémie, les maladies cardiaques et pulmonaires et l’obésité.

Jeudi soir, interrogé à ce sujet, Arruda a semblé dire que le plus grand groupe serait également éligible maintenant, mais qu’ils devaient réserver leurs injections auprès de leur pharmacien au lieu de le faire à l’hôpital ou sur le site Web de Clic-Santé.

« Je dirais que c’est probablement le bon endroit, si vous avez une maladie chronique – vous allez à votre pharmacie et ensuite ils vont évaluer [your eligibility]», dit Arruda.

« Les maladies chroniques critiques de très, très haut niveau, [those] vont être [done] dans les hôpitaux parce qu’ils ont besoin de soins dans les hôpitaux. Mais pour les autres, les personnes qui avaient une tension artérielle, du diabète et tout, ça va être en pharmacie.  »

Lorsqu’on lui a demandé si ces personnes pouvaient réserver leurs vaccins «en même temps», il a de nouveau répondu oui et les a exhortés à appeler leurs pharmaciens.

Cependant, tout l’échange s’est déroulé en anglais, et non dans la langue maternelle d’Arruda, ce qui a peut-être entraîné des problèmes de communication. Alors qu’on lui a d’abord demandé si le plus grand groupe n’obtiendrait des photos que «aux côtés» du grand public, il a semblé comprendre que cela signifiait physiquement à côté, plutôt qu’en même temps.

En tout cas, vendredi, la province a confirmé ce qu’elle avait annoncé plus tôt: seul le petit groupe y a accès pour l’instant.

Par la suite, les Québécois recevront plus de nouvelles sur les autres personnes ayant des problèmes de santé qui seront admissibles et à quel moment.

À QUOI LES AUTRES GROUPES PEUVENT S’ATTENDRE?

Tout d’abord, pour l’instant, aucune personne souffrant de problèmes de santé ne peut prendre de rendez-vous via Clic-Santé.

Il existe un deuxième niveau de problèmes de santé qui sera bientôt considéré comme prioritaire, mais les patients atteints de ces conditions sauront qu’ils sont éligibles par l’intermédiaire de leurs pharmaciens, a déclaré le ministère de la Santé à CTV.

« Bientôt, les personnes suivies en ambulatoire pour les conditions suivantes pourront obtenir un vaccin contre le COVID-19 dans leur pharmacie », a écrit la porte-parole Marie-Claude Lacasse.

La phrase clé est «sur une base ambulatoire» – plusieurs de ces conditions sont identiques ou similaires à celles de la première liste, mais les patients ne sont généralement pas traités fréquemment à l’hôpital.

Voici la liste:

  • Patients sous dialyse pour insuffisance rénale;

  • Greffe d’organe solide (en particulier cardiaque ou pulmonaire);

  • Greffe hématopoïétique ou de moelle osseuse selon l’évaluation du médecin spécialiste de la transplantation;

  • Les personnes en attente d’une greffe à court terme (sous les conseils de l’équipe de traitement)

  • Patients sous traitement actif pour les cancers suivants:

  • Cancers hématologiques à l’exception de la LLC;

  • Cancers du poumon, en particulier en cas de radiothérapie radicale;

  • Cancers dont le traitement induit une immunosuppression sévère selon le jugement clinique (par exemple certaines formes de chimiothérapie);

  • Problèmes neurodégénératifs avancés ou autre condition entraînant une difficulté significative à gérer les sécrétions respiratoires.

«Les pharmaciens connaissent ces clientèles et pourront leur proposer directement un rendez-vous pour la vaccination lors du renouvellement de leur ordonnance, ou en les contactant directement», précise M. Lacasse.

La province n’a pas encore répondu à une demande de clarification du type de calendrier qu’elle envisage pour ce groupe.

Quant au groupe beaucoup plus important touché par des maladies plus courantes et moins graves – diabète, hypertension, maladies cardiaques, etc. – ils attendront encore plus longtemps, sans encore savoir quel serait le calendrier.

Lorsque ceux de la deuxième liste ci-dessus se seront fait vacciner dans leurs pharmacies, « nous évaluerons avec les pharmaciens la possibilité qu’ils puissent vacciner leurs clients souffrant de maladies chroniques comme l’hypertension, le diabète, etc. », écrit Lacasse.

« On demande actuellement à ces personnes de ne pas contacter leur pharmacie pour essayer d’obtenir un rendez-vous. »

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